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Politique


Été 2020

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Édiles orduriers, la haine et le mépris

Portés avec orgueil. La plèbe de subir

Leurs lois liberticides. Car tel sera le prix,

Pour les moutons bêlants écoutant le sabir

 

Proféré doctement par nombre d'imbéciles.

Le monde qui bascule implosera bientôt.

Qui viendra outrager mon pauvre domicile ?

J'affronterai donc seule tous ces vils zigotos…

 

La lucarne anxiogène débite des mensonges,

Insuffle la panique, tous avancent masqués.

Et le gouvernement à présent se déchaîne

En traquant comme il peut ceux osant critiquer

 

L'ignoble dictature qui se met en place.

Ma plume se rebiffe et devient baïonnette.

Je ne suis pas sensible aux odieuses menaces

Et défais un à un, leurs propos malhonnêtes.

 

J'écarte de ma vie les "amis" délétères

M'accablant, m'insultant : ils m'ont poussée à bout,

Sourds, lobotomisés… Je ne vais pas me taire !

Ma fin de vie est rance mais je mourrai debout.

 

 

 

 

Nina Padilha © 19/08/2020

 


19/08/2020
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Sans moi

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Depuis que ce virus occupe l'attention

Des merdias imprimant des news à sensation

Les autres maladies, auraient-elles disparu ?

Tous les autres décès, cela semble incongru,

 

Ne sont plus dénombrés. C'est purement magique !

Il a remis en cause toute l'histologique,

Ce corona machin, un sacré numéro…

Il a tout effacé, tout remis à zéro.

 

Pourtant, ici et là, quelques voix ont fusé.

Contrariant le blabla des gens autorisés

A débattre, sérieux, de façon collégiale.

Leurs propos lénifiants, leur ego colossal…

 

Prêteraient à sourire en d'autres circonstances.

Un professeur s'en mêle, aussitôt on le tance !

J'ai vu un prix Nobel conspué sur la toile,

De simples médecins accrocher leur étoile

 

Sur des publications vendues au plus offrant

De grands laboratoires se déshonorant.

Dans ce monde faussé où est la vérité ?

On est bien trop sur terre, il faudra limiter

 

Cette démographie qui semble s'emballer.

Tant pis pour les BB qui veulent m'accabler.

Certains, plus éveillés hérissent leurs pensées.

J'approuve les idées de ceux qui, courroucés,

 

Exposent, réfléchis, ce qu'ils ont décelé,

Ne veulent, surtout pas, être manipulés.

J'adopte tout cela et suis assez d'accord.

Vous aurez beau y faire, vous n'aurez pas mon corps.

 

J'avance à découvert dans les rues de ma ville.

Une triste pensée pour ces moutons dociles

Qui affichent leurs yeux, regards accusateurs

Des sourires masqués et des gestes menteurs.

 

 

 

Nina Padilha © 13/07/2020

 

 

 


13/07/2020
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La colère et le bruit


 

 

 

 

 

 

 

Le verbe devenir, conjugué au futur,

Obère d'impudeur chaque terminaison.

La plèbe est en colère contre la dictature.

Montent des barricades brouillant mon horizon.

 

Mes envies suicidaires, tapies dans la pénombre,

Grimacent en voyant le pays qui s'enflamme,

Les rêves piétinés, le monde qui s'effondre.

Ma plume baïonnette se fiche dans mon âme.

 

Je ne manquerai point, ni à ma descendance

Ni à cette famille qui ne me connaît pas.

Je m'étiole sans sève, murée dans le silence

Ouatant mes insomnies en biaisant mon trépas.

 

Mais reculer encore, attendre un peu plus…

Peut-être que l'aurore sera moins chaotique,

Que le soleil viendra annuler ce malus ?

L'année qui se profile a des relents critiques…

 

 

 

Nina Padilha © 15/12/2018

 


16/12/2018
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Gilets jaunes

 

 

 

 

 

Venus de toutes parts, ils l'ont dit et osé,

Le jaune était de mise sur les Champs Élysées.

Les yeux écarquillés, j'ai vu les barricades

Dressées sur l'avenue, les flics en embuscade…

 

Souvenirs de jeunesse, cinquante ans en arrière,

Les pavés descellés, Marseillaise et bannières.

Hurlement de sirènes, gazage au lacrymo…

C'est une insurrection. Je n'avais plus de mots.

 

Et pendant ce temps là, le monarque s'entête,

Engage des travaux pour sa salle des fêtes,

Mais ne se montre pas. La honte qu'il évoque

Pour accabler la plèbe, les remous qu'il provoque,

 

Ne le concernent pas ? Démission exigée

Par un peuple en colère, asphyxié, affligé,

Qui ne lâchera pas. Voyez, ils sont le nombre !

Et ils ne veulent pas d'un futur aussi sombre.

 

 

 

 

 

Nina Padilha © 25/11/2018


25/11/2018
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Tombés au champ d'horreur

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Chancelier d'un côté et président de l'autre.

Sous un soleil timide consignent leur histoire :

Arborant des bleuets, ils saluent la mémoire

La réconciliation, dont ils sont les apôtres.

 

Et ceux qui sont tombés dans la boue et l'horreur,

Ceux qui se sont battus sans trop savoir pourquoi,

Sous l'éclat des obus dans les fossés narquois,

Qu'on encense, aujourd'hui, d'un cortège d'honneurs…

 

Les ombres de ces hommes, milliers de trépassés,

Regardent d'au-delà, chanter leur descendance.

Leurs âmes, libérées, dans la lumière dansent.

Tant d'autres sacrifiés, fantômes du passé,

 

De la chair à canons pour la gloire éphémère

De généraux puissants, font une farandole.

Nos édiles jamais n'ont tenu leur parole.

Plus jamais ça ? Rêvons. La vie n'est que chimères…

 

 

 

 

Nina Padilha © 11/11/2018

 

 


11/11/2018
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