les-nouvelles-chaises-de-nina

les-nouvelles-chaises-de-nina

Poésie


Homme de fer

Yann-Nina3.jpg

 

 

 

 

Homme de fer aux pieds d'argile

Piégé par les feux de la ville

Où sont tes rêves de gamin ?

Comment seront tes lendemains

 

Quand je serai dans la lumière ?

J'ai pourtant été la première

A te donner de belles clés

Pour que tes idées, bien musclées,

 

Tracent la route de ta vie.

Mais le destin t'a asservi.

Tu as suivi d'autres sentiers,

D'autres amis, d'autres quartiers…

 

J'aurais aimé pouvoir te dire,

Te corriger, te contredire

Dans l'horizon qui te séduit.

Tout ce que je sais aujourd'hui :

 

Ce que j'aborde dans mes livres

Et le juste sens du mot "vivre"…

Ton verbe haut, ton arrogance,

Tes incroyables manigances,

 

Tout dompter à ton bon vouloir…

Tu n'es point maître du savoir.

La chance peut bien se lasser

Parce qu'un jour tout peut casser.

 

Tu ne m'as pas laissé le temps.

Je n'en ai plus pour très longtemps.

Mon cœur, je t'ai donné le jour.

Comprends : la vie c'est de l'amour.

 

Tu ne crois pas en l'au-delà.

Sache, pourtant, que c'est bien là

Que je retrouverai ton père.

La vérité loin de la terre.

 

 

Nina Padilha © 22/06/2018

 

 

 


22/06/2018
8 Poster un commentaire

Anniversaire de Lana Paris

20180602_191910.jpg

 

 

 

 

Triste est la capitale et ses murs de poussière.

Un ciel à l'unisson. Même les gens sont gris :

Leurs visages fermés ils semblent si aigris !

Où est donc le Paris que j'ai connu hier ?

 

Là n'est pas le propos : je suis venue pour elle.

Premier anniversaire de ma petite fille.

Dans cette roseraie, embaument les charmilles,

Et de toutes les fleurs, c'est elle la plus belle.

 

Mon fils attentionné : c'est un super papa.

Je regarde ses yeux, étonnés et mutins,

Ses gestes malhabiles et ses mèches châtain.

Je lui parle une langue qu'elle ne comprend pas.

 

Elle me sourit un peu, je prends plusieurs photos.

Souvenirs emportés pour mes heures d'absence

Dans mon antre du sud où règne le silence…

Confettis et lumières, un superbe gâteau.

 

Puis la fête finie, c'est déjà le retour.

Un taxi vers la gare ; la foule, l'impatience.

Paris valait bien ça : mon fils, ma descendance.

Pour les mois à venir, j'ai fait le plein d'amour.

 

 

 

 

Nina Padilha © 16/06/2018

 

 

 

 

 


16/06/2018
16 Poster un commentaire

Anniversaire de Lana

Assise avec des fleurs 2018.jpg

 

 

 

 

Premier anniversaire pour ma jolie princesse.

Je suis trop loin de toi, insondable tristesse.

Pourtant j'aurais aimé être là, cette date,

Passer à ton poignet ces pierres délicates

 

Qui sont censées porter des ondes positives ;

Vêtir ton petit corps d'une robe festive ;

Bénir ta destinée, mais surtout t'embrasser.

Le sort est contrariant et me voilà forcée

 

D'attendre un autre jour, avec des sous, plus tard…

La vie est compliquée et me met en retard.

Tendrement, de ma plume, je t'écris ce poème

Que j'envoie à ton père et qui te crie : je t'aime !

 

 

 

 

Nina Padilha © 29/05/2018

 


29/05/2018
12 Poster un commentaire

Quelle fête ?

Rose ourlée bleu.jpg

 

 

 

 

 

D'accord, c'est commercial. Tout ce que je déteste.

Arnaque aux sentiments, du moins, ce qui en reste.

C'est l'argent qui domine. Alors je m'en écarte.

Pourtant j'espère encore, un appel, une carte…

 

Le ciel est à la pluie. J'ai fermé les fenêtres.

J'attends, dans le silence. Tu cèderas, peut-être,

A l'ambiance du jour, qui s'étale partout.

Si encore ne m'avaient quittée mes deux matous…

 

Mais je n'ai que leurs ombres, muettes, près de moi.

Ce vide me chagrine, me donne des émois,

Ne trouvant plus d'écho dans les vers qui transpirent

D'une plume attachée à cette étrange lyre.

 

Soudain, le téléphone, ta voix dans mon oreille.

Mon ciel s'est éclairci d'un rayon de soleil.

Tu n'as pas oublié et mon cœur se repose.

Le bonheur, après tout, ne tient qu'à peu de chose.

 

 

 

 

Nina Padilha © 27/05/2018

 


27/05/2018
16 Poster un commentaire

Pleine lune de mars

Lune Christian Cellier.jpg

 Crédit photo @ Christian Cellier

 

 

 

 

La nuit s'est infiltrée sous mes volets baissés.

Séléné arrondie dans un ciel frissonnant.

Gémit la Tramontane outrageant les jardins

S'étonne l'équinoxe figé au point vernal.

 

Mes livres ignorés, ma chanson délaissée,

Ma poésie bancale et mes jours vieillissants.

Le départ de mes chats, ce silence soudain…

Avril est arrivé dans un flux hivernal.

 

Les ombres familières, cernant ma solitude,

Engourdissent mon âme aux rêves piétinés.

Impossible sommeil. J'abandonne à l'éther

Les volutes exhalées d'une blonde fumée.

 

Je trinque à mon ennui comme à mes certitudes.

Tchin-tchin à mes fantômes, à mes jeunes années ;

Aux jours qui s'éternisent, sinistres, délétères ;

Aux sourires éteints de ceux que j'ai aimés.

 

 

 

 

Nina Padilha © 01/04/2018

 


01/04/2018
10 Poster un commentaire


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser