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Poésie


Guaracy, mon soleil

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C'est sous un ciel d'orage que ce soleil m'est né.

De suite il a brillé, à mes yeux étonnés.

Prenant toute la place, dans mon cœur et ma vie.

Je le voyais grandir et j'en étais ravie.

 

Mais que de sacrifices ne m'a-t-il demandés !

Je me suis débattue, sans pouvoir décider

Sur les choix imposés, les pièges du chemin…

En croyant, chaque fois, aux meilleurs lendemains.

 

Mais il a bien changé, cet astre adoré.

Son éclat augmentant, soudain désemparée,

Je l'ai vu aveuglé par ce pouvoir normal,

Faisant de mauvais choix, de me faire du mal.

 

En me laissant dans l'ombre de sentences injustes

Il a fait de ma vie une vallée aduste.

Et c'est à petits feux, aux heures calcinées,

Que mon âme se meurt, brûlée, abandonnée.

 

 

 

Nina Padilha © 16/11/2018

 

 


16/11/2018
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Un jour, comme ça…

Yeux_dodo.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Grisaille, ce matin. La pluie est annoncée.

Devant l'ordinateur je regarde le monde.

Les gens sont désaxés,

Les nouvelles immondes…

 

Alors, je m'en détourne et je tresse des mots.

Louer la poésie, le beau et la tendresse.

Lutter contre les maux,

Évincer la tristesse.

 

Rêver d'autres ailleurs le nez à la fenêtre…

Soigner mes plants chéris, préparer un repas,

Rapidement peut-être

S'en contenter ou pas.

 

Enfin le crépuscule, je ferme les volets.

Je verrouille ma porte, mes idées et mon cœur.

Cette nuit, m'envoler

Oublier les rancœurs…

 

 

 

 

Nina Padilha © 07/11/2018

 

 


07/11/2018
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Ambiance de novembre

Fraisier en novembre.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Si je crains vendredi, je déteste dimanche.

Je m'enferme chez moi, je traîne mon cafard.

Même la toile est vide. Mon cœur, qui fait la manche,

N'interpelle personne. Les matins sont blafards.

 

Téléphone muet. La lucarne est débile.

Ma plume se rebiffe. Les mots, vide de sens,

Ne veulent pas danser. Je me sens plus fragile.

Et puis, ce que je vois… Vraiment drôle d'ambiance.

 

La lune qui sourit, Orion est de travers.

Mon fraisier est en fleurs, le trèfle rose aussi.

La Nature revit aux portes de l'hiver !

Le monde a bien changé. Je me fais du souci.

 

Le Brésil qui bascule ; la plèbe vitupère ;

Des migrants par milliers ; l'Amérique s'enfonce…

Mon fils reste muet. Qu'en penserait son père ?

La fin de tout est proche : la NASA fait l'annonce.

 

Et moi, dans mon cocon aux heures décalées,

J'attends, dans le silence, je ne sais, quelque chose…

J'ai fermé ma fenêtre : le vent est trop salé.

Je pense à l'au-delà. Ça va, j'ai eu ma dose.

 

 

 

Nina Padilha © 05/11/2018

 


05/11/2018
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Orion, dans mon ciel

Orion autre vue.jpg

 

 

 

 

 

 

 

La nuit étend ses ombres, le ciel est dégagé.

Je vois quelques étoiles… Mais l'électricité

Fait briller les géantes. Le reste est occulté.

J'aperçois mon chouchou. Quelque chose a changé ?

 

Un malaise soudain. Elle aurait basculé ?

Une constellation… Impossible, vraiment.

Orion semble penchée. Je l'observe, un moment.

L'astérisme est bien droit ! Mes études bâclées

 

Font que mes connaissances s'avèrent limitées.

Je cherche des réponses. Mais s'indigne la toile.

Ceux que j'ai contactés, qui savent les étoiles,

Me rassurent et se gaussent de mon absurdité.

 

Je sais ce que je vois. Ils me font de la peine !

Enfin un qui m'écoute et ne rit pas de moi.

Oui, effectivement, la terre, encore une fois,

A modifié son axe. Quelques degrés à peine,

 

Rien de vraiment méchant. Vous avez l'œil, dit-il.

Ah ! Je le savais bien. Pas d'hallucination

En regardant vers l'est où la constellation

Brille de tous ses feux. Un changement subtil…

 

 

Nina Padilha © 04/11/2018

 

 


04/11/2018
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Brésil 2018

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Une marée humaine, criant, vitupérant

Contre tous ces édiles avides et tordus.

C'est lui notre sauveur ! Notre pays perdu

Retrouvera la paix, sa gloire et son rang !

 

Et le loup chamarré, vanté par les moutons

Est porté au pinacle, en légitime chef.

La liesse est de mise. Tout comme le Teuton,

Démocratiquement. Le monde, derechef,

 

S'insurge, démuni, quelques voix dissonantes

Protestent mais en vain. J'harangue quelque peu

Famille et amis. Des réponses tranchantes,

Fusent les noms d'oiseaux. Les propos sont râpeux.

 

Je rêvais d'un voyage : j'y renonce, attristée.

Mon exil est scellé en ces jours monotones.

Ô monde en perdition, tout est absurdité !

La plume à mon secours car ma samba détonne.

 

 

 

 

Nina Padilha © 01/11/2018

 


01/11/2018
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