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Poésie


Fin mai

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Il fait doux, presque chaud et le ciel est splendide

Strié de goélands ; scarifié d'hirondelles…

Les quatre ans de Lana, son sourire candide,

Les mamans honorées, Alice que j'appelle…

 

Voici mai qui s'en va et s'ouvrent doucement

Les portes de l'été titillant ma patience.

J'attends bien sagement le grand chambardement

Mettant fin aux injures de l'horrible science.

 

Le soleil, généreux, inonde ma terrasse.

Des amitiés nouvelles font sourire mes jours.

L'Univers est parfait, les entités m'enlacent,

C'est en fermant les yeux que j'accueille l'Amour.

 

 

 

Nina Padilha © 31/05/2021

 

 

 


31/05/2021
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Fleur de vie


 

 

 

 

 

Qui ne se cueille pas et n'a pas de parfum

Mais garde le secret d'un savoir millénaire

Et toute l'énergie des porteurs de lumière

Aux quatre coins du monde. Une fleur qui, enfin,

 

Est bien plus qu'un pentacle ou un joli dessin.

Elle apporte la paix, même si son dessein

Reste mystérieux et dans des lieux dits saints

 

Elle trône souvent, sculpture ou mosaïque.

Je ne professe rien ; je reste prosaïque.

 

Puisse-t-elle conjurer le glas et le tocsin…

 

 

 

Nina Padilha © 25/07/2014

 

 

 

 

 

 

La schaltinienne est une forme fixe de poème, proposée par Raymond Schaltin vers 1955-1956. Cette forme peut servir à traiter des sujets de fond. Ce poème comporte un quatrain embrassé, un tercet, un distique, un vers médaillé, le tout formant un dizain de Lochac. Ils doivent être indépendants l'un de l'autre et surtout pas raccrochés, par la conjonction ET par exemple.


23/05/2021
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Champagne

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A ceux qui m’ont aimée sans vraiment me connaître.

A ceux qui m’ont connue sans vraiment bien m’aimer.

Ceux qui m’ont fait renaître.

Ceux qui m’ont humiliée. 

A ceux qui sont restés lorsque je suis partie.

A ceux qui sont partis lorsque je suis restée.

Ceux qui sont mes amis.

Ceux qui m’ont oubliée. 

A ceux qui ont eu tort de prêcher la raison.

Qui avaient des raisons alors que j’avais tort.

Ceux qui sont déjà morts,

Et ceux qui s’en iront.

 

A ceux qui m’ont fait rire en voulant me blesser.

A ceux qui m’ont blessée en voulant me faire rire.

Ceux qui ne m’ont rien fait,

Et à ceux qui sont pires.

 A ceux qui m’ont giflée en voulant me baiser.

A ceux qui m’ont baisée en voulant me gifler.

Ceux qui n’ont pas payé,

Et ceux qui vont trinquer.

 A ceux qui se sont tus quand il fallait parler.

A ceux qui ont parlé lorsqu’il fallait se taire.

Ceux qui ont déserté,

Ceux qui n’ont pas su faire.

 

A ceux qui m’ont donné un peu plus que le change.

A ceux qui m’ont changé un peu plus que la donne.

Ceux qui, encore, m’étonnent,

Et ceux dont je me venge.

 A ceux qui s’en voudront de croiser mon histoire.

A ceux qui, sans histoire, croiseront avec moi.

Ceux qui me feront croire.

Que je ne croirai pas.

 A ceux qui vont venir, l’amour dans le regard.

A ceux qui garderont l’amour dans l’avenir.

Ceux qui seront sans fard.

Qui me feront sourire...

 

Champagne à tous ceux-là.

Champagne à tout cela.

 

 

Nina Padilha ©  26/12/92

 


14/05/2021
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Sieste étrange

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Je me suis allongée, sur le hamac tendu.

A l'ombre, gentiment, me suis laissée bercer.

Le ciel était si bleu ! Mes pensées éperdues

En chevauchant la brise se sont élancées.

 

Peu à peu j'ai senti mon corps tout ramolli.

Babil des hirondelles… J'étais bien et pourtant

J'ai voulu me lever pour rejoindre mon lit.

Foutaises… j'ai sombré et j'ai dormi longtemps.

 

Je me souviens d'avoir, dans un jardin magique,

Rencontré une femme, des fleurs dans les cheveux,

Qui m'a souri, tranquille et un peu flegmatique.

Je connais tes souhaits. Voilà ce que tu veux.

 

M'a tendu un collier, très beau, en me disant :

Il faut que tu le gardes. Ne t'en sépare pas.

Il te protègera le reste de tes ans.

Je reviendrai plus tard, au moment du trépas.

 

 

 

Nina Padilha © 13/05/2021

 

 


13/05/2021
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Ce que dit Marguerite

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Je regarde le ciel où passent des meringues

Joufflues et anthracites, qui se pressent bien vite.

Il se peut bien qu'il pleuve. Tu me juges un peu dingue :

Je pose la question aux belles marguerites.

 

Je devine sans peine ton sourire navré.

La pauvre… elle vit seule… Quelle déconfiture !

Alors elle s'imagine… Complètement givrée !

Mais je sais des secrets que détient la nature.

 

Certains pourraient en rire et me croire un peu folle.

La prévision du temps n'a rien d'exceptionnel.

Lorsque ces jolies fleurs ouvrent grand leurs corolles,

Le soleil va briller, la journée sera belle.

 

Si tu vois nettement leurs pétales groupés

Le temps tourne à la pluie avant la fin du jour.

Tu le verras tantôt. Ça ne va pas louper.

L'Univers est parfait je te le dis toujours.

 

 

 

Nina Padilha © 01/05/2021

 

 

 


30/04/2021
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