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Poésie


Quand Yule sera là

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Le ciel était si pur, ce matin au réveil !

Je salue avec joie le retour du soleil !

Au bord de l'équinoxe, voici venir l'automne.

L'analemme décline et déjà je frissonne.

 

Mais l'hiver sera chaud. Le monde ouvre les yeux.

Certains prédisent même un Noël très joyeux !

Je sais que le chemin sera ardu et certes

Des âmes s'en iront, j'aurais beaucoup de pertes.

 

Hâte de voir fleurir les cœurs et les sourires

Quand Yule sera là pour dorer l'avenir.

Mais je vœu qu'in fine, saluant le solstice,

Nous en accueillerons tous en paix les prémisses.

 

  

 

 

Nina Padilha © 17/09/2021

 

 


17/09/2021
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Garde la foi

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Auguste est parti en laissant les clameurs

Battre tous les pavés. La plèbe se révolte.

La science dévoyée où l'éthique se meurt,

Ne servant que certains, l'élite désinvolte…

 

Au bord de l'équinoxe, voici venu septembre.

Le soleil est moins fort, partent les hirondelles…
Et que vois-je cloîtrée, ruminant dans ma chambre ?

Une plume effondrée, repliée sur ses ailes.

 

Dans mes mains je l'ai prise, en parlant doucement.

- Je te croyais enfuie. Pourquoi te caches-tu ?

Cela fait si longtemps… Viens ici un moment.

Voilà, dis-moi les peurs et cet air abattu…

 

- Je capte la tristesse, le chagrin, la douleur…

Il y a des cris d'enfants, des larmes et du sang.

- Mais la lumière est là, l'amour et le bonheur.

Accueillant, bénissant, les anges innocents.

 

Reste un peu avec moi, regarde, tout va bien.

Les ombres s'éloignant emportant avec elles

La détresse du monde, les desseins ô combien

Répugnants et hideux. La vie sera plus belle !

 

- Mais septembre est si noir, comme les mois à venir !

- L'Alliance a le dessus, tu verras, très bientôt,

Les vérités cachées dessiner l'avenir.

- Et ceux qui sont piqués ? Prisonniers de l'étau ?

 

- Un antidote existe. Calme-toi. La paix de l'Univers

Déferle sur la terre. Vibre comme autrefois.

Viens me réjouir encore de tes si jolis vers

Exaltant la beauté. Surtout, garde la foi.

 

 

Nina Padilha © 01/09/2021


01/09/2021
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Périclès est mort

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Autour de l’agora, une foule empressée

S’agglutine déjà comme ces hommes laids

Revenant des combats, ayant été blessés,

En se tenant debout aux marches du palais.

 

Car Périclès est mort et déjà on convoite

La place de celui, qui écrasant Cimon,

A su s’attribuer des victoires adroites

Et glaner des trophées sans talents télamons.

 

Athènes a perdu son plus beau laurier :

Père de la nation, stratège et levier.

Voyez tous ces enfants, Thucydide hagard,

 

Les hommes débarqués d’élégantes trières

Et louant tous les dieux en ferventes prières.

Les belles hétaïres qui pleurent à l’écart…

 

 

 

 Nina Padilha © 07/04/2011

 

 

NDLA : Le verbe "péricliter" vient de cet homme d'état.
A sa mort, la Grèce s'est effondrée.


24/08/2021
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Un été mitigé

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Délaissant le solstice, Jules s'en est venu

Habiller de chaleur des plages envahies

De vrais visages pâles exposant leurs peaux nues.

Ah ! Littoral  bondé, la fierté du pays…

 

Dans l'azur absolu sifflent les hirondelles

Nullement effrayées par le vol indolent

De ces géants superbes filant à tire d'ailes

Princes majestueux, terribles goélands.

 

Phébus est à la peine et ne rit pas souvent.

Les nues font grise mine, chute le thermomètre.

La pluie est invitée, escortée par le vent

M'obligeant par moments à fermer les fenêtres.

 

Un été mitigé et les températures

Font mentir prévisions, dictons et bulletins.

Le brasier surgira quand cette dictature

Par l'Alliance détruite, changera nos matins.

 

 

 

Nina Padilha © 09/07/2021

 

 

 


09/07/2021
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Solstice d'été 2021

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Accroché au solstice le temps s'est arrêté.

Tourne le petit chien introduisant l'été.

Le ciel est orageux. Les promesses de pluie

Ravissent les jardins que la poussière ennuie.

 

Le silence se heurte aux murs de la maison

Où des ombres tranquilles glissent sur les cloisons.

Je suis si bien chez moi : l'extérieur est pipé

Et loin de me séduire. J'ai de quoi m'occuper !

 

L'analemme s'inverse et raccourcit les jours.

La ronde des saisons… te reverrai-je un jour ?
Ma plume danse encore en alignant des vers.

Poésie dans le cœur ! Merci à l'Univers.

 

 

 

 

Nina Padilha © 21/06/2021


21/06/2021
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