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Agde - poésies


Juin est hésitant

Goéland.jpg

 

 

 

J'ai vu la mer inquiète hérissant ses dentelles

Où seuls, les goélands, s'envolent à tire d'aile

Déféquant, ricanant, sur des terrasses vides.

Les plages dévorées par des vagues avides.

 

Basalte déchiré de perfides embruns ;

Coquillages blessés jonchant le sable brun ;

Nuages lacérés dans le blême horizon

Et ce vent balayant les dunes et les maisons…

 

La saison estivale arrivera bientôt

Pourtant je porte encore ce douillet paletot.

Les degrés attendus boudent le thermomètre :

Il fait froid, le matin. Sont closes les fenêtres.

 

Éole se déchaîne chahutant le printemps ;

Une averse soudaine s'abat de temps en temps

Mais les tièdes rayons d'un Phébus entêté

Illuminent le ciel où s'égare l'été.

 

 

 

Nina Padilha © 07/06/2019

 


07/06/2019
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Après les pluies

Nuage pluie.gif

 

 

 

 

 

 

Quand le vent est tombé,
La pluie s'est arrêtée.

Le ciel s'est apaisé

Et la morosité

 

Enfin s'en est allée.

Les ruelles lavées,

Les jardins abreuvés,

Les oiseaux de chanter…

 

Le soleil a percé

Quelques nues entêtées.

Ma vue s'est dégagée,

J'ai ouvert les volets.

 

L'eau du ciel est stockée.

Pas d'eau du robinet !

Mon fer à repasser

Saura m'en être gré.

 

Ma plume, reposée,

Se met à rimailler

D'un air tout guilleret.

La tempête est passée.

 

 

Nina Padilha © 18/10/2018

 


18/10/2018
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Leslie

Ouragan Leslie.jpg

 

 Photo : © Midi Libre

 

 

 

 

Octobre est bien trop doux et mon trèfle fleurit.

D'autres plantes aussi, capucine, jasmin…

Hier, une accalmie, qu'en sera-t-il demain ?

Ce dimanche venteux est causé par Leslie :

 

Un ouragan sorti de sa route atlantique.

Il change, le climat. C'est plus qu'une évidence.

Je crains qu'à l'avenir, ce qui est atypique,

Devienne récurrent. D'autres que moi le pensent.

 

Je regarde, navrée, un plafond anthracite,

Une pluie diagonale inondant de ses frasques

La terre résignée et ce vent qui s'excite

En tordant les palmiers sous l'assaut des bourrasques.

 

Mes fenêtres fermées, j'ai le cœur en alerte.

Désœuvrée, malheureuse, je guette une éclaircie.

Elle ne viendra pas. Attendre ? Pure perte.

J'entends un grondement. Voilà l'orage aussi…

 

 

 

 

Nina Padilha © 14/10/2018

 


14/10/2018
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Juste un orage

Orage.gif

 

 

 

 

 

 

D'abord, ce fut le vent, dévalant les collines,

Agitant les palmiers, dérangeant les jardins.

Dans un ciel bien plombé, des nues aux grises mines,

S'agglutinaient, immenses. La pluie surgit, soudain,

 

En grosses gouttes molles qui étoilaient la terre

Éclatant au hasard. Devenant soutenue

Elle prenait de l'audace et se montrait sévère.

Bientôt tout fut noyé. L'averse, continue,

 

Convoqua le tonnerre qui roula et tonna.

Des éclairs aveuglants flashaient l'obscurité.

La foudre s'abattit tout près et m'étonna.

Effrayée quelque peu, j'avoue, j'ai sursauté.

 

La nuit fut agitée. La pluie tambourinait

Rigolant aux fenêtres. Le vent s'époumonait,

Les canisses sifflaient et l'orage grondait…

Sous l'oreiller pétri, mes rêves se taisaient.

 

Bercée par la tempête, je me suis endormie.

Au matin j'ai pleuré en voyant ma terrasse :

Tous les plants saccagés. L'innocente accalmie

Ruisselante, joviale, cachait d'autres menaces.

 

Un avertissement : semaine chaotique.

Des averses violentes, un Marin déchaîné.

Cévenol épisode sous un ciel électrique.

Je m'enferme chez moi, dépitée, résignée…

 

 

 

 

 

Nina Padilha © 10/10/2018

 


10/10/2018
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Après l'orage

Après l'orage.JPG

 

 

 

 

 

 

Les percussions du ciel ont résonné longtemps.

Et zébré l'horizon de lueurs fulgurantes.

Elle était attendue… Enfin, il était temps.

Timidement, d'abord, elle se fit pressante.

 

Brillante, diagonale, la pluie tambourinait,

Telle une bayadère, dansant avec le vent

Si épris de ses perles, qui soufflait, tournoyait,

Avec application balayait les auvents.

 

J'ai contemplé l'orage, debout, sur la terrasse.

Au matin le soleil illuminait la terre.

Des oiseaux familiers guettaient, avec audace,

Ma petite poignée de graines salutaires.

 

Minou et Domino attendaient leur pitance

Comme à l'accoutumée. Farouches mais fidèles.

Un dimanche tranquille dans la morne cadence

Des heures de silence aux jours qui s'amoncellent.

 

 

 

Nina Padilha © 07/10/2018

 

 


07/10/2018
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