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Agde - poésies


Où est le printemps ?

Ciel Agde.jpg

 

 

 

 

 

Plombé de nuées grises, avril s'en est venu.

Où est donc le printemps ? Égaré, sans nul doute.

Je l'espérais tiédir ces journées bienvenues,

Mais le froid sacripant met ma joie en déroute.

 

Dans un éther salé, humide, si morose,

Bourgeonnent quelques plants, victoires de la vie.

Les fenêtres fermées, un chauffage s'impose

Le soir, à la veillée. J'ai tellement envie

 

De ranger le manteau, l'écharpe, le bonnet,

De partir en balade sous un soleil mutin,

Sans bottes ou parapluie. La Méditerranée

Attendra mon regard si triste ces matins.

 

J'entends bien ce proverbe : Ne quitte pas d'un fil.

En mai, le mois prochain, ce sont les saints de glace

Suivis des cavaliers… des jours bien difficiles

J'ai l'humeur impatiente, le cœur à marée basse…

 

 

Nina Padilha © 09/04/2018


09/04/2018
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Printemps 2018

Fleur atchoum. gif.gif

 

 

 

 

 

Tramontane glacée balayant les collines ;

La mer échevelée, sables tourbillonnants ;

Soleil en embuscade, le ciel fait grise mine ;

Thermomètre figé en degrés frissonnants…

 

Ostara, prisonnière des gelées matinales,

Voit la neige détruire les bourgeons déhiscents.

Elle se désespère de ces hideurs hiémales.

Bons baisers de Russie, dit l'hiver s'éclipsant.

 

Et ma plume grelotte, contrariée et maussade,

Consentant quelques vers, un tantinet givrés

Un rictus pour sourire, une humeur de façade…

En suppliant avril pour danser, délivrée.

 

 

 

 

 

Nina Padilha © 20/03/2018

 

 

 

 

 


20/03/2018
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Accalmie enfin

Vent.jpg

 

 

 

Rugissait le Marin, hier, dans la tempête

Qui hérissait la mer, bousculait les nuages.

Hurlant toute la nuit, résonnant dans ma tête

Et la pluie cravachant, rigolant aux vitrages.

 

De sinistres lampades*, errantes et hagardes.

Rôdaient en grimaçant, narguant ma solitude.

J'abhorre l'insomnie de ces heures bâtardes

Contrariant mon repos, foulant mes habitudes.

 

Dormir ? La belle affaire ! Ce matin, le soleil,

Surgissant des nuées, apparut guilleret

Superbement brillant, secouant mon sommeil.

Le ciel est bleu azur, Éole est aux arrêts.

 

Le temps change si vite ! Rien ne sert de prévoir.

Fascination suprême; on n'est jamais lassé.

D'averses et chaleur,  je me laisse émouvoir.

Loin d'en être blasée, me voilà crustacée*…

 

 

Nina Padilha © 02/03/2018

 

 

 

* Dans la mythologie grecque, les lampades  sont des nymphes des Enfers. Elles sont associées aux mystères d'Éleusis. Leur nom est à l'origine du mot "lampadaire", les lampades portaient en effet des torches lumineuses.

 

 

* Adjectif : Qui est couvert d'une enveloppe dure et souvent articulée. Les animaux crustacés.
L'écrevisse est crustacée.

 

 


02/03/2018
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Le temps est fou

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J'ai attendu la pluie, accompagnée d'orages

Qu'on avait annoncé à grand renfort d'alertes.

J'ai attendu le vent qui devait, sans ambages

Chahuter ma terrasse, mes pots de plantes vertes…

 

Mais rien de tout cela. Un temps gris et maussade.

Des nuages joufflus, une douceur étrange,

Un Marin fatigué caressant les façades

Des maisons alentour. Mabon n'a rien d'un ange !

 

Mais que se passe-t-il ? Où est passé l'automne ?

Les roses de Sofia ont fané les premières.

L'hortensia perd ses feuilles… Normal, mais je m'étonne :

Voilà que refleurissent capucine et trémières !

 

Ma fenêtre est ouverte ; le chauffage est éteint.

Je regarde les nues s'éloignant maintenant.

A peine quelques gouttes sont tombées ce matin…

Inquiète et perplexe. Novembre est surprenant…

 

 

 

 

Nina Padilha © 04/11/2017

 

 

 

 

 


04/11/2017
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Promesse d'orage

Ciel Agde.jpg

 

 

 

 

 

D'une tiare de feu, Auguste est couronné.

Sous son regard brûlant, s'est enfermée la ville.

Les arides collines, à l'herbe calcinée,

Accablées de chaleur, seront presque stériles

 

Si l'astre despotique, ne freine ses ardeurs.

La lune courroucée devant tant d'impudence

Electrise le ciel, secouant la lourdeur

Engluant les ténèbres. L'orage est évidence.

 

Séléné, par moments, transperce les nuages,

Jetant un œil curieux sur la lande assoiffée.

La pluie, tant attendue, est encor' loin des plages

Ignorant les attentes d'un sable surchauffé.

 

Ce matin le soleil, occulté de grisaille,

Une brise légère, apaisante caresse,

Laisse un peu de répit, soulage les tenailles.

Mais la manne attendue n'était qu'une promesse.

 

 

 

 

Nina Padilha © 08/08/2017

 

 

 

 


08/08/2017
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