les-nouvelles-chaises-de-nina

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La bonne copine

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Je suis pour les copains la bonne copine

Je ris dès le matin rien ne me chagrine

Tout le monde voit bien que j'ai bonne mine

Je ne suis en rien celle qu'ils imaginent

 

J'ai aussi mes cafards et mes insomnies

J'ai parfois peur du noir comme une petite fille

Je voudrais bien savoir souvent où j'en suis

Ils n'ont pas l'air de croire que je vis aussi

 

Je suis pour les copains la bonne copine

Celle qui tend la main, celle qui câline

Je finirai demain par avoir le spleen

Comprendront-ils enfin que cela me mine

 

J'ai aussi mes cafards et mes insomnies

J'ai parfois peur du noir comme une petite fille

Je voudrais bien savoir souvent où j'en suis

Ils n'ont pas l'air de croire que je vibre aussi

 

Je suis pour les copains la bonne copine

Je ris dès le matin rien ne me chagrine

Tout le monde voit bien que j'ai bonne mine

Je ne suis en rien celle qu'ils imaginent

 

 

Nina Padilha © 1974

 

 

 

Un poème retrouvé et mis en musique par Steve Hacoun

Sympa, les souvenirs…
Ben… Je n'ai pas trop changé, je crois.


12/10/2020
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Errebelde naiz

Barbelés oiseaux.jpg

 

 

 

 

 

C'est l'été qui s'achève et ce matin s'allume

Dans le chant des oiseaux en titillant ma plume…

Mais l'encre s'est figée coagulant les vers

Qui auraient pu fleurir. Mon cœur est à l'envers.

 

Futur sans avenir, croupissent mes journées

Engluées de silence pour des rêves mort-nés.

Où sont les percussions qui rythmaient, autrefois,

Les chansons syncopées qui emportaient ma voix ?

 

Je pleure de tristesse en regardant ce monde

Qui se voulait jardins. Les humains sont immondes.

Pourtant je me rebiffe, je rue dans les brancards

Qui entravent mes flancs, sans suivre les tocards

 

Masqués, débilités, regards accusateurs,

Abrutis des merdias si manipulateurs…

Regardez-moi, hostile, refuser tous les jougs

Loin de moi l'idée même de tendre l'autre joue.

 

Comme les Télamons, aussi libre et rebelle

Je rejoins l'horizon en déployant mes ailes ;

Du moins, dans l'écriture, bien mieux que le divan !

Mes accus rechargés, je file avec le vent…

 

 

 

Nina Padilha © 31/08/2020

 

 

*Errebelde naiz – je suis rebelle (basque)

 

 


31/08/2020
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La vie continue…

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Aveugles devenus, des copains me délaissent.

Leurs neurones brillants sont revus à la baisse.

Pour eux je suis damnée, devenue complotiste.

Un à un ils s'en vont. Leurs vibrations d'artistes

 

Ont une résonnance détonant à mon cœur.

 D'autres leur font chorus, étranglés de rancœur.

Je me retrouve seule, en paix avec moi-même.

Seul un noyau d'amis, des fidèles qui m'aiment,

 

Pour tout ce que je suis, reste auprès de moi.

Au creux de leur tendresse qui panse mes émois

Je me ressource un peu. Cependant je m'étiole.

Pour tromper mon humeur, je rime de traviole :

 

Ma plume vibre encore pour des vers résilience

Mais perd de sa vigueur. Et pourtant, elle danse…

Mon livre dérangeant aura son point final.

Je me tâte vraiment : choisir mon terminal,

 

Tirer sa révérence, laisser ce monde fou.

Rien à faire ici-bas, le reste je m'en fous.

Bousiller le karma ? Vous me la baillez belle !

Je refuse de vivre dans ce monde-poubelle.

 

 

 

 

Nina Padilha © 29/08/2020

 

 

 

 


29/08/2020
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Fin d'été 2020

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D'un grillon égaré appelle dans la nuit.

Et son cri, entêté, vient troubler mon ennui,

L'été touche à sa fin. Auguste, et ses moiteurs

Sur la pointe des pieds, regagnent l'équateur.

 

Pour cause de virus, les Harleys évincées

Ne se rassemblent pas. Le préfet policé

Obéit sagement aux ordres de l'État.

Le NOM se met en place : un bien triste constat.

 

Se fanent lentement mes plants sur la terrasse.

Mon fils ne viendra pas. Ma personne l'agace.

J'ai mis des bières au frais pour ceux qui, de passage,

Viennent me visiter. Cette année, pas de plage :

 

Il faut être masqué et je hais cette idée.

Franchement, les poissons seraient incommodés ?

Le stupide pouvoir aux oukases douteux !

N'écoutant que l'argent, imbus et vaniteux…

 

 

 

 

Nina Padilha © 26/08/2020

 

 


26/08/2020
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Été 2020

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Édiles orduriers, la haine et le mépris

Portés avec orgueil. La plèbe de subir

Leurs lois liberticides. Car tel sera le prix,

Pour les moutons bêlants écoutant le sabir

 

Proféré doctement par nombre d'imbéciles.

Le monde qui bascule implosera bientôt.

Qui viendra outrager mon pauvre domicile ?

J'affronterai donc seule tous ces vils zigotos…

 

La lucarne anxiogène débite des mensonges,

Insuffle la panique, tous avancent masqués.

Et le gouvernement à présent se déchaîne

En traquant comme il peut ceux osant critiquer

 

L'ignoble dictature qui se met en place.

Ma plume se rebiffe et devient baïonnette.

Je ne suis pas sensible aux odieuses menaces

Et défais un à un, leurs propos malhonnêtes.

 

J'écarte de ma vie les "amis" délétères

M'accablant, m'insultant : ils m'ont poussée à bout,

Sourds, lobotomisés… Je ne vais pas me taire !

Ma fin de vie est rance mais je mourrai debout.

 

 

 

 

Nina Padilha © 19/08/2020

 


19/08/2020
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