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Étole de feu

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Une nuit sans fraîcheur, difficile sommeil.

Levée potron minet, bien avant le soleil,

Le thermomètre affiche déjà trente degrés.

Il faudra bien faire face, de force ou de gré.

 

Tout est fermé, chez moi, les volets sont baissés :

Une ombre bienfaisante. En outre j'ai placé

Des serviettes mouillées, des glaçons dans de l'eau

Posés ici et là, devant les ventilos.

 

Mes pauvres plants s'étiolent : la terrasse est fournaise.
Résistent les cactus qui semblent à leur aise.

Même sans m'exposer, je sens, en continu,

Une étole de feu sur mes épaules nues.

 

 

 

 

Nina Padilha © 2/08/2018

 


02/08/2018
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Les belles âmes

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Ah ! L'administration… Passent, au premier plan,

Ses langueurs estivales. Je reste sur le flanc.

Attendra bien un peu mon cas, jugé banal.

Attente interminable d'une aide communale.

 

Silences, portes closes et courriers sans réponse.

Le découragement, dans lequel je m'enfonce,

Me donne le cafard. Mon compte est négatif,

Les agios s'accumulent mon état dépressif.

 

La famille, vous dites ? Elle est démissionnaire.

Que de lointains contacts, rien d'extraordinaire.

Elle se fiche bien de ma pauvre personne.

Les amis se débinent…  Muet le téléphone.

 

Pourtant la vie, n'a pas que des grimaces laides :

Merci aux belles âmes qui me viennent en aide

Des fruits et des légumes estimés invendables,

Qui restent, néanmoins, largement consommables.

 

Pour patienter un peu, une cagnotte en ligne

Gentiment soutenue  et je garde la ligne :

Quarante cinq kilos ! Mais je respire encore.

Je fatigue, quand même, et vivement la mort…

 

 

 

 

Nina Padilha © 28/07/2018

 

 


28/07/2018
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Juillet brûle

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Il fait chaud de bonne heure. Aurore incandescente.

Phébus est triomphant, embrasant même l'air.

Les volets sont baissés pour que l'ombre apaisante

M'isole des rayons altérants, incendiaires.

 

La patrouille de France, dans le ciel agathois,

Vrombit en tournoyant, faisant beaucoup de bruit.

L'intrusion  est notoire. Se posent sur les toits,

De peureux goélands, alarmés et surpris.

 

Morsure du soleil sur mes épaules nues.

Ma plume, paresseuse, rechigne à l'écriture.

Le repas est bâclé, la sieste bienvenue.

Attendre patiemment que la température

 

Baisse avec le jour. Tournent les ventilos.

C'est ma troisième douche. Juste pour rafraîchir.

Éteindre le PC et boire encor' de l'eau.

Un orage ce soir ? Je pourrai mieux dormir.

 

 

 

Nina Padilha © 19/07/2018

 

 


19/07/2018
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Homme de fer

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Homme de fer aux pieds d'argile

Piégé par les feux de la ville

Où sont tes rêves de gamin ?

Comment seront tes lendemains

 

Quand je serai dans la lumière ?

J'ai pourtant été la première

A te donner de belles clés

Pour que tes idées, bien musclées,

 

Tracent la route de ta vie.

Mais le destin t'a asservi.

Tu as suivi d'autres sentiers,

D'autres amis, d'autres quartiers…

 

J'aurais aimé pouvoir te dire,

Te corriger, te contredire

Dans l'horizon qui te séduit.

Tout ce que je sais aujourd'hui :

 

Ce que j'aborde dans mes livres

Et le juste sens du mot "vivre"…

Ton verbe haut, ton arrogance,

Tes incroyables manigances,

 

Tout dompter à ton bon vouloir…

Tu n'es point maître du savoir.

La chance peut bien se lasser

Parce qu'un jour tout peut casser.

 

Tu ne m'as pas laissé le temps.

Je n'en ai plus pour très longtemps.

Mon cœur, je t'ai donné le jour.

Comprends : la vie c'est de l'amour.

 

Tu ne crois pas en l'au-delà.

Sache, pourtant, que c'est bien là

Que je retrouverai ton père.

La vérité loin de la terre.

 

 

Nina Padilha © 22/06/2018

 

 

 


22/06/2018
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Anniversaire de Lana Paris

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Triste est la capitale et ses murs de poussière.

Un ciel à l'unisson. Même les gens sont gris :

Leurs visages fermés ils semblent si aigris !

Où est donc le Paris que j'ai connu hier ?

 

Là n'est pas le propos : je suis venue pour elle.

Premier anniversaire de ma petite fille.

Dans cette roseraie, embaument les charmilles,

Et de toutes les fleurs, c'est elle la plus belle.

 

Mon fils attentionné : c'est un super papa.

Je regarde ses yeux, étonnés et mutins,

Ses gestes malhabiles et ses mèches châtain.

Je lui parle une langue qu'elle ne comprend pas.

 

Elle me sourit un peu, je prends plusieurs photos.

Souvenirs emportés pour mes heures d'absence

Dans mon antre du sud où règne le silence…

Confettis et lumières, un superbe gâteau.

 

Puis la fête finie, c'est déjà le retour.

Un taxi vers la gare ; la foule, l'impatience.

Paris valait bien ça : mon fils, ma descendance.

Pour les mois à venir, j'ai fait le plein d'amour.

 

 

 

 

Nina Padilha © 16/06/2018

 

 

 

 

 


16/06/2018
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