les-nouvelles-chaises-de-nina

les-nouvelles-chaises-de-nina

Yule 2018

Boule heureuse.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Le sapin est en place, décoré joliment.

Clignotent les couleurs, les guirlandes scintillent…

Car cette année encor', bien que modestement,

J'accueille le solstice: Yule revient et brille !

 

Ah ! Le Sol Invictus, inversant l'analemme

Rallongera les jours. Vivement le printemps !

Autour d'un bon repas, la compagnie que j'aime

Pour trinquer avec moi et prendre du bon temps.

 

Et puis d'humbles cadeaux avec des chocolats

Pour clore la soirée. C'est juste pour sourire.

Tous faits avec le cœur. Ils auront de l'éclat

Car n'ont d'autre dessein que d'être un souvenir.

 

 

Nina Padilha © 09/12/2018

 


09/12/2018
4 Poster un commentaire

La France en colère

 

 Dalmatien aboyer.gif

 

 

 

 

 

 

Famille et amis, par-delà l'océan,

S'inquiètent de mon sort. Les infos sont horribles !

Mais tu ne risques rien ? Il serait mal séant

De te savoir piégée. Paris… Mais c'est terrible !

 

C'est la révolution ? Et comment va ton fils ?

J'habite dans le sud. Non, je ne risque rien.

Pour le moment ça va. Je m'en irai d'office

Si tout ça dégénère. Mon fils ? C'est un vaurien.

 

Il méprise ces gens qui se mettent en colère.

Si son père était là, il le mettrait au pas !

Des lascars inutiles, des gueux, des pauvres hères

Et autres noms d'oiseaux. Il ne m'épargne pas.

 

Dit qu'ils n'ont rien compris et qu'ils coulent la France.

Il aboie, vitupère, m'insulte, me rembarre

Lui, se croit au-dessus, m'explique la finance

Et, misérablement, n'est qu'un piètre flambard

 

Qui n'a aucun respect pour l'auteur de ses jours.

Veillent les Orixás. Besoin d'un recadrage ?

Ils sauront le tancer comme ils le font toujours.

A lui de s'incliner. Pour cela : bon courage.

 

 

 

Nina Padilha © 06/12/2018

 

 


06/12/2018
8 Poster un commentaire

Gilets jaunes

 

 

 

 

 

Venus de toutes parts, ils l'ont dit et osé,

Le jaune était de mise sur les Champs Élysées.

Les yeux écarquillés, j'ai vu les barricades

Dressées sur l'avenue, les flics en embuscade…

 

Souvenirs de jeunesse, cinquante ans en arrière,

Les pavés descellés, Marseillaise et bannières.

Hurlement de sirènes, gazage au lacrymo…

C'est une insurrection. Je n'avais plus de mots.

 

Et pendant ce temps là, le monarque s'entête,

Engage des travaux pour sa salle des fêtes,

Mais ne se montre pas. La honte qu'il évoque

Pour accabler la plèbe, les remous qu'il provoque,

 

Ne le concernent pas ? Démission exigée

Par un peuple en colère, asphyxié, affligé,

Qui ne lâchera pas. Voyez, ils sont le nombre !

Et ils ne veulent pas d'un futur aussi sombre.

 

 

 

 

 

Nina Padilha © 25/11/2018


25/11/2018
16 Poster un commentaire

Guaracy, mon soleil

Ciel Soleil.gif

 

 

 

 

 

C'est sous un ciel d'orage que ce soleil m'est né.

De suite il a brillé, à mes yeux étonnés.

Prenant toute la place, dans mon cœur et ma vie.

Je le voyais grandir et j'en étais ravie.

 

Mais que de sacrifices ne m'a-t-il demandés !

Je me suis débattue, sans pouvoir décider

Sur les choix imposés, les pièges du chemin…

En croyant, chaque fois, aux meilleurs lendemains.

 

Mais il a bien changé, cet astre adoré.

Son éclat augmentant, soudain désemparée,

Je l'ai vu aveuglé par ce pouvoir normal,

Faisant de mauvais choix, de me faire du mal.

 

En me laissant dans l'ombre de sentences injustes

Il a fait de ma vie une vallée aduste.

Et c'est à petits feux, aux heures calcinées,

Que mon âme se meurt, brûlée, abandonnée.

 

 

 

Nina Padilha © 16/11/2018

 

 


16/11/2018
21 Poster un commentaire

Tombés au champ d'horreur

Bleuets.jpg

 

 

 

 

Chancelier d'un côté et président de l'autre.

Sous un soleil timide consignent leur histoire :

Arborant des bleuets, ils saluent la mémoire

La réconciliation, dont ils sont les apôtres.

 

Et ceux qui sont tombés dans la boue et l'horreur,

Ceux qui se sont battus sans trop savoir pourquoi,

Sous l'éclat des obus dans les fossés narquois,

Qu'on encense, aujourd'hui, d'un cortège d'honneurs…

 

Les ombres de ces hommes, milliers de trépassés,

Regardent d'au-delà, chanter leur descendance.

Leurs âmes, libérées, dans la lumière dansent.

Tant d'autres sacrifiés, fantômes du passé,

 

De la chair à canons pour la gloire éphémère

De généraux puissants, font une farandole.

Nos édiles jamais n'ont tenu leur parole.

Plus jamais ça ? Rêvons. La vie n'est que chimères…

 

 

 

 

Nina Padilha © 11/11/2018

 

 


11/11/2018
14 Poster un commentaire


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser