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Anniversaire de Lana Paris

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Triste est la capitale et ses murs de poussière.

Un ciel à l'unisson. Même les gens sont gris :

Leurs visages fermés ils semblent si aigris !

Où est donc le Paris que j'ai connu hier ?

 

Là n'est pas le propos : je suis venue pour elle.

Premier anniversaire de ma petite fille.

Dans cette roseraie, embaument les charmilles,

Et de toutes les fleurs, c'est elle la plus belle.

 

Mon fils attentionné : c'est un super papa.

Je regarde ses yeux, étonnés et mutins,

Ses gestes malhabiles et ses mèches châtain.

Je lui parle une langue qu'elle ne comprend pas.

 

Elle me sourit un peu, je prends plusieurs photos.

Souvenirs emportés pour mes heures d'absence

Dans mon antre du sud où règne le silence…

Confettis et lumières, un superbe gâteau.

 

Puis la fête finie, c'est déjà le retour.

Un taxi vers la gare ; la foule, l'impatience.

Paris valait bien ça : mon fils, ma descendance.

Pour les mois à venir, j'ai fait le plein d'amour.

 

 

 

 

Nina Padilha © 16/06/2018

 

 

 

 

 


16/06/2018
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Anniversaire de Lana

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Premier anniversaire pour ma jolie princesse.

Je suis trop loin de toi, insondable tristesse.

Pourtant j'aurais aimé être là, cette date,

Passer à ton poignet ces pierres délicates

 

Qui sont censées porter des ondes positives ;

Vêtir ton petit corps d'une robe festive ;

Bénir ta destinée, mais surtout t'embrasser.

Le sort est contrariant et me voilà forcée

 

D'attendre un autre jour, avec des sous, plus tard…

La vie est compliquée et me met en retard.

Tendrement, de ma plume, je t'écris ce poème

Que j'envoie à ton père et qui te crie : je t'aime !

 

 

 

 

Nina Padilha © 29/05/2018

 


29/05/2018
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Quelle fête ?

Rose ourlée bleu.jpg

 

 

 

 

 

D'accord, c'est commercial. Tout ce que je déteste.

Arnaque aux sentiments, du moins, ce qui en reste.

C'est l'argent qui domine. Alors je m'en écarte.

Pourtant j'espère encore, un appel, une carte…

 

Le ciel est à la pluie. J'ai fermé les fenêtres.

J'attends, dans le silence. Tu cèderas, peut-être,

A l'ambiance du jour, qui s'étale partout.

Si encore ne m'avaient quittée mes deux matous…

 

Mais je n'ai que leurs ombres, muettes, près de moi.

Ce vide me chagrine, me donne des émois,

Ne trouvant plus d'écho dans les vers qui transpirent

D'une plume attachée à cette étrange lyre.

 

Soudain, le téléphone, ta voix dans mon oreille.

Mon ciel s'est éclairci d'un rayon de soleil.

Tu n'as pas oublié et mon cœur se repose.

Le bonheur, après tout, ne tient qu'à peu de chose.

 

 

 

 

Nina Padilha © 27/05/2018

 


27/05/2018
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Où est le printemps ?

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Plombé de nuées grises, avril s'en est venu.

Où est donc le printemps ? Égaré, sans nul doute.

Je l'espérais tiédir ces journées bienvenues,

Mais le froid sacripant met ma joie en déroute.

 

Dans un éther salé, humide, si morose,

Bourgeonnent quelques plants, victoires de la vie.

Les fenêtres fermées, un chauffage s'impose

Le soir, à la veillée. J'ai tellement envie

 

De ranger le manteau, l'écharpe, le bonnet,

De partir en balade sous un soleil mutin,

Sans bottes ou parapluie. La Méditerranée

Attendra mon regard si triste ces matins.

 

J'entends bien ce proverbe : Ne quitte pas d'un fil.

En mai, le mois prochain, ce sont les saints de glace

Suivis des cavaliers… des jours bien difficiles

J'ai l'humeur impatiente, le cœur à marée basse…

 

 

Nina Padilha © 09/04/2018


09/04/2018
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Pleine lune de mars

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 Crédit photo @ Christian Cellier

 

 

 

 

La nuit s'est infiltrée sous mes volets baissés.

Séléné arrondie dans un ciel frissonnant.

Gémit la Tramontane outrageant les jardins

S'étonne l'équinoxe figé au point vernal.

 

Mes livres ignorés, ma chanson délaissée,

Ma poésie bancale et mes jours vieillissants.

Le départ de mes chats, ce silence soudain…

Avril est arrivé dans un flux hivernal.

 

Les ombres familières, cernant ma solitude,

Engourdissent mon âme aux rêves piétinés.

Impossible sommeil. J'abandonne à l'éther

Les volutes exhalées d'une blonde fumée.

 

Je trinque à mon ennui comme à mes certitudes.

Tchin-tchin à mes fantômes, à mes jeunes années ;

Aux jours qui s'éternisent, sinistres, délétères ;

Aux sourires éteints de ceux que j'ai aimés.

 

 

 

 

Nina Padilha © 01/04/2018

 


01/04/2018
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