les-nouvelles-chaises-de-nina

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Nom d'un pangolin

 

 

 

Des relents vert-de-gris obscurcissent le monde.

Tu dis que je divague mais les temps ont changé.

Vois ceux qui nous gouvernent et leurs propos immondes

Orchestrer à l'envi, sans être dérangés,

 

Nos vies, notre avenir, celui de nos enfants...

La liberté se meurt, muselée, bâillonnée,

S'enchaînent les décrets, l'éther est étouffant.

La parole s'éteint, la fête est terminée.

 

De hideuses ténèbres s'étendent un peu partout

En rongeant, peu à peu, nos joies et nos espoirs.

La peur organisée par le grand Manitou

Paralyse les gens guidés vers l'abattoir.

 

Réveillez-vous, que diable ! Nous sommes légitimes.

Quel infâme liquide irrigue vos cerveaux ?

Où est votre courage et quel sang vous anime ?

Le Général disait : vous n'êtes que des veaux.

 

Demain ne sera plus si vous restez tranquilles,

Docilement masqués, servilement courbés.

Il faut se révolter contre tous ces édiles,

Si cupides, pervers, aux desseins prohibés.

 

Respirer pleins poumons, en changeant de régime.

Déconfire le NOM, sa stratégie méchante,

Sans peur du pangolin, innocente victime.

Pour des jours prometteurs aux lendemains qui chantent !

 

 

 

Nina Padilha © 23/11/2020



23/11/2020
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