Dialogue avec toi
Parfum de mousseline dans mes rêves ouatés
Qui te rappellent à moi en cette fin d'été.
Au bord de l'équinoxe, voici venir l'automne.
Chaque jour, maintenant, ton fils au téléphone.
Je m'ulcère de voir le monde en perdition
Mes histoires variées, en autoédition,
N'être lues que par trois amis un peu curieux…
Qu'importe ! C'est tant pis ou peut-être tant mieux.
Je sais que j'ai raison de ne plus croire en rien.
Mais je respire encore dans ce monde vaurien
Qui décline, inconscient, vers le néant sordide
Où les Dieux inventés se délitent, fétides.
Je me souviens toujours, je me souviens encore…
La pensée est alerte, s'évade de mon corps.
Ma plume bayadère ose quelques soupirs :
J'écris encore un peu, avant de m'assoupir…
Dans l'autre dimension, le temps n'existe pas.
Je me languis de toi et j'attends le trépas ;
Enfin te retrouver ! J'ai vécu tant de choses !
Mon chemin chaotique n'a pas été tout rose.
Nina Padilha © 10/10/2019
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