Promesse d'orage
D'une tiare de feu, Auguste est couronné.
Sous son regard brûlant, s'est enfermée la ville.
Les arides collines, à l'herbe calcinée,
Accablées de chaleur, seront presque stériles
Si l'astre despotique, ne freine ses ardeurs.
La lune courroucée devant tant d'impudence
Electrise le ciel, secouant la lourdeur
Engluant les ténèbres. L'orage est évidence.
Séléné, par moments, transperce les nuages,
Jetant un œil curieux sur la lande assoiffée.
La pluie, tant attendue, est encor' loin des plages
Ignorant les attentes d'un sable surchauffé.
Ce matin le soleil, occulté de grisaille,
Une brise légère, apaisante caresse,
Laisse un peu de répit, soulage les tenailles.
Mais la manne attendue n'était qu'une promesse.
Nina Padilha © 08/08/2017
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