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Juste un orage

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D'abord, ce fut le vent, dévalant les collines,

Agitant les palmiers, dérangeant les jardins.

Dans un ciel bien plombé, des nues aux grises mines,

S'agglutinaient, immenses. La pluie surgit, soudain,

 

En grosses gouttes molles qui étoilaient la terre

Éclatant au hasard. Devenant soutenue

Elle prenait de l'audace et se montrait sévère.

Bientôt tout fut noyé. L'averse, continue,

 

Convoqua le tonnerre qui roula et tonna.

Des éclairs aveuglants flashaient l'obscurité.

La foudre s'abattit tout près et m'étonna.

Effrayée quelque peu, j'avoue, j'ai sursauté.

 

La nuit fut agitée. La pluie tambourinait

Rigolant aux fenêtres. Le vent s'époumonait,

Les canisses sifflaient et l'orage grondait…

Sous l'oreiller pétri, mes rêves se taisaient.

 

Bercée par la tempête, je me suis endormie.

Au matin j'ai pleuré en voyant ma terrasse :

Tous les plants saccagés. L'innocente accalmie

Ruisselante, joviale, cachait d'autres menaces.

 

Un avertissement : semaine chaotique.

Des averses violentes, un Marin déchaîné.

Cévenol épisode sous un ciel électrique.

Je m'enferme chez moi, dépitée, résignée…

 

 

 

 

 

Nina Padilha © 10/10/2018

 



10/10/2018
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