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Lune de mars

Lune Christian Cellier.jpg

 

 

 

 

Dans un vernal frisson, le ciel, pudiquement,

S'est paré de nuées, humides, persistantes.

La mer doit être grise et la houle méchante.

Je crains pour cette nuit, car tout pareillement

 

La lune, arrondie, occultée mais présente,

Dardera ses rayons en me laissant pantoise.

Je la devinerai, altière, discourtoise,

Imbue de sa puissance… Ô reine indifférente !

 

Soudain voici le vent soufflant son allégeance

Dispersant les nuages de toute sa superbe.

Les heures seront pires, défilant, lourdes, terbes*,

Avant de m'endormir, épuisée davantage.

 

Au manque de repos je ne peux échapper.

Errant dans la maison avec ce blanc sommeil

J'attendrai son départ. Chassée par le soleil.

A chaque lunaison elle veut me happer.

 

 

 

 

*Terbe : ennuyeux, monotone...

 

 

 

 

 

Nina Padilha © 12/03/2017

 



12/03/2017
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