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Poésie


Mimine, ma Duchesse

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Mimine aux yeux de miel. Ma douce, ma Duchesse.

Endormie à jamais, aux portes de l'été.

Tu es dans la lumière et moi dans la détresse.

Si douloureusement, tu manques à mes côtés.

 

Mimine, si discrète, au doux ronronnement

Ton pelage gris clair échappe à mes caresses.

J'ai le cœur à l'envers et pleure tristement

Au souvenir de toi, te regrette sans cesse !

 

Mimine, ma beauté, avant que tu t'en ailles.

J'ai pris quelques photos. Elles sont là, près de moi.

Parfois je sens ton ombre qui rôde et je tressaille.

Tu étais si malade… Avec beaucoup d'émois

 

Mimine, mon amie, je t'ai laissée partir.

Ma poésie en deuil, mais l'écriture aidant,

Tressant les souvenirs qui viennent se blottir

Je n'ose pas sourire. Je vis, en attendant

 

Mimine, je languis de te revoir un jour.

Quand je rejoindrai, là-bas, dans la lumière.

Auprès de ceux qui sont déjà dans ce séjour.

Mes fantômes chéris, mes âmes familières…

 

 

Nina Padilha © 20/06/2017

 

 


20/06/2017
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Vois-tu, ô Séléné

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                           Crédit photo © Francine Desterck

 

 

 

 

Un matin difficile malgré le clair soleil.

Un café bienvenu, effacer le sommeil.

Vois-tu, ô Séléné, ton emprise accentue

Ces rêves acérés qui lentement me tuent.

 

Un soir, je dormirai sans craindre ton aura.

Un repos mérité. Enfin, qui le saura ?

Franchir la blanche porte, abandonner ce corps

Qu'à force de vouloir, debout, il tient encore.

 

La chaleur de l'été méditerranéen

Exalte mon sourire, peut-être alicéen*.

Habillée de lumière, ma plage délivrance

Pour jeter dans la mer toutes mes doléances.

 

 

 

Nina Padilha © 10/06/2017

 

 

 

 

*L’adjectif alicéen est un néologisme inventé par Duras.
Il s’applique à une partie du corps qu’on perçoit au détriment du reste.
Un sourire alicéen.

 

 

 

 


10/06/2017
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Lana, cet été

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Partout, dans l'hexagone, Phébus est rayonnant.

Ici, c'est le contraire. Le ciel est consternant.

Des entrées maritimes et les nues caracolent

Plaisamment chahutées par le souffle d'Éole.

 

Quelques gouttes de pluie, une brise trop fraîche,

L'été sera-t-il triste ? S'engouffrant dans la brèche,

Arrivent les orages, prévus cette semaine.

La patience est de mise : le sud est à la peine.

 

Mon rayon de soleil, caché sous mon imper,

C'est Lana agrippée au pouce de son père.

Une belle photo que je vais agrandir

L'encadrer, l'exposer… et mon cœur d'applaudir !

 

Ils viendront cet été. Hâte de l'embrasser !

Vivement qu'ils arrivent ! Me voilà empressée.

Découvrir son regard, être enfin face à face.

Toute mon impatience dans ces heures qui passent…

 

 

 

 

 

Nina Padilha © 01/06/2017


01/06/2017
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Lana, ma petite fille

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Bienvenue petite âme, ta vie commence à peine.

Je la souhaite longue, lumineuse et sereine.

Ce monde, tu verras, fait souvent la grimace.

Mais il offre toujours des sourires, des grâces.

 

Penchés sur ton sommeil, des esprits bienveillants,

Livreront, j'en suis sûre, des rêves scintillants.

Puisses-tu honorer ta maman, ton papa,

Qui seront près de toi et guideront tes pas.

 

Quand j'aurais le bonheur de t'embrasser enfin,

Je poserai mes vœux dans ton joli couffin

Et bénirai ton front pour un futur amène.

Ton prénom prestigieux est celui d'une reine.

 

D'une mamie poète, quelques vers, ce matin.

Ta photo près de moi, un abandon mutin…

Et je suis transportée, béate de bonheur.

T'est acquis à jamais tout l'amour de mon cœur.

 

 

Nina Padilha © 31/05/2017

 

 


31/05/2017
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Deux ans avant la république

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A ma petite-fille

 

 

 

Deux ans avant la république, j'ouvrais les yeux sur mon destin.

La fièvre agitait la Casbah dans la torpeur de ce matin.

Mon père courtisait le parquet, ma mère brodait son auréole,

Ma sœur veillait sur mon berceau…  Dehors sifflaient des balles folles.

 

Sans vaticination aucune, j'ai du choisir, tant bien que mal,

Où poser mes pas insouciants, vaguant tel un jeune animal.

Puissent tes jours être plus beaux et ton chemin illuminé.

Que la paix soit de tes bagages et le bonheur attentionné.

 

Je te souhaite longue vie sans handicap ou maladie.

Et que ne te manque jamais le toit, l'assiette, comme on dit.

Pas de tocsins et pas de peurs. De la douceur à chaque instant.

Quand je serai dans l'autre monde, je veillerai sur tes printemps.

 

 

Nina Padilha © 18/05/2017

 


18/05/2017
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